Au fond, et très banalement, ma naissance est une affaire de libérations. Il y a bien sûr la période. Pensez, six années se sont passées depuis la Libération, la grande, la majuscule, celle qui a changé les couleurs des tanks dans les rues et des drapeaux...
L’homme est raide comme un piquet. Il se tient là, au milieu du quai, en plein soleil et sa tête est immobile, le regard planté vers Paris. De temps à autre il se penche au-dessus des voies, comme pour voir plus loin un éventuel train arriver, et alors...
#Les mains En rangeant mes outils aujourd’hui, à la fin de la journée, je me suis surpris à regarder mes mains. Mes mains, mes fidèles compagnes ! Que ferais-je sans elles ? En les fixant, j’ai pensé à une femme dévouée qui me préparerait amoureusement...
Ne penser à rien. Ne même pas penser au rien. Penser à ce qu’il y a avant. Il doit y avoir un vide avant le surgissement d’une pensée. Se concentrer sur ce vide. Ou alors les horaires. Retenir les horaires par cœur, se les répéter sans cesse jusqu’à l’ivresse,...
Il se lève de table, prend ses couverts et les dépose soigneusement dans la bassine déjà bien chargée de vaisselle sale. Consciencieusement, du bout de l’index, il ramasse unes à unes les miettes qui agonisent. Une fois cette tâche terminée, il sort sa...
Le masque et la silhouette : Un rectangle pâle planté fermement au bout d’un long trait ondulant dans l’espace, voilà ce à quoi il ressemblait quand on le regardait en plissant les yeux. En son for intérieur : Un champ infini recouvert de neige, et quelque...
ATELIERS 2 & 3 : DEPLACEMENTS / IMMOBILITE / VITESSE ATELIER 2 : JOURNAL DE BORD : itinéraires, trajectoires et effets de pause « Décrire l’espace : le nommer, le tracer, comme ces faiseurs de portulans qui saturaient les côtes de noms de ports, de noms...
Lorsque nous fûmes enfin assis à la terrasse du café, je le regardai attentivement. Il portait la même veste en jean aux bords râpés que lors de notre première rencontre. Ce jour-là, son style punk anglais m’avait semblé dénoter avec son attitude sérieuse...
Où aller ? Ça y est, je suis partie. La porte du gendarme se dresse devant moi telle un mur. Sur le sol, le paillasson affiche pourtant un grand « Bienvenue ». A gauche, les escaliers s’enfoncent dans l’obscurité. Où aller ? Je descends. Dehors, les voitures...
La première fois qu’on en a entendu parler, c’était fin 1995. Comme tous les samedis soirs, mon père et moi étions tranquillement installés à table et regardions le journal télévisé en attendant les derniers épisodes de notre série préférée, X-Files....
Il longea les grilles de quatre ou cinq jardinets où se dessinaient dans la nuit la silhouette robuste des fruitiers déclanchant au passage quelques aboiements de circonstance Plus loin en fait quelques pas il retrouva les façades éclairées par les lampadaires...
Depuis que son train avait passé les faubourgs et les fumées de Charleville, il semblait à l’aspirant Grange que la laideur du monde se dissipait : il s’aperçut qu’il n’y avait plus en vue qu’une seule maison. (Un balcon en forêt de Julien Gracq 1958)...
Biographème Il est né en France, à la maternité de La Conception. Rimbaud y était mort un siècle avant. La polio à dix-huit mois. Il n’a jamais marché sans boiter. Il n’a jamais couru. Il ne se plaint pas. Il a passé son enfance à l’hôpital ou en maison...
Biographème Il est né en France, à la maternité de La Conception. Rimbaud y était mort un siècle avant. La polio à dix-huit mois. Il n’a jamais marché sans boiter. Il n’a jamais couru. Il ne se plaint pas. Il a passé son enfance à l’hôpital ou en maison...
Sous surveillance - Marie tu surveilles toujours cette même famille depuis trois jours ? - D'abord je suis ton supérieur alors tu m'appelles agent Curie, je te prie agent Naths. - Oui agent Curie. - Ensuite je garde un œil sur eux car j'ai appris par...
Consigne sur le narrateur absolu Il y a des jours où le mal frappe sans prévenir et c'est encore plus dur à supporter quand il touche un proche. C'est le cas en ce sombre jour, mon meilleur ami s'est fait poignarder par un détraqué qui avait soif de sang...
Moi, Michelle Requejo , 14 ans, Colonia San Damian, Tijuana Ils ont pas fini de me mater comme ça ces hijos de puta ?? Ils pourraient avoir un peu de pudeur quand même. Ils sont là debout autour de moi, 4 hommes et une femme, ils me détaillent comme si...
JOUR DE DETENTE On est contents. Le chef nous a donné une après-midi de détente. C’est encore plus apprécié parce que c’est inattendu. Mais le chef était satisfait du travail, alors il nous a donné cette demi-journée, alors on est contents. Le travail,...
Galerie de portraits Jean Deux ronds noirs sur un à plat ovale blanc. Le regard scrute celui qu’il regarde. Deux lignes fines en relief qui s’érigent en V des deux ronds noirs le protègent de la violence de la lumière de midi. Une griffe en sillon descend...
Naissance d'un personnage Naissance J’étais enceinte et je sentais mon ventre prêt à éclater. Ca bougeait là-dedans et fort ! Plein de coups de pieds. Etait-ce les contractions qui arrivaient ? Je l’avais accompagné au casino d’Arcachon. Il m’avait suppliée,...
En mai, Sophie Trividic et Jean-Paul Garagnon font ce qui leur plaît… en espérant que cela vous plaise également ! 4 ateliers d’écriture à la librairie Histoire de l’oeil, à suivre selon vos penchants, vos intérêts, vos disponibilités.
"Tes yeux, mon cœur est chaud. Tes lèvres, mon corps est en fête. Tes mains , l'été s'est installé. " Laure Toubiana
Le troisième et dernier cycle de la saison 2013-2014 a commencé mardi 11 mars, pour cinq séances. Il est intitulé "Le temps / L'espace".
Le deuxième cycle de notre atelier a commencé mardi 21 janvier, pour cinq séances. Il est intitulé "Des histoires dans l'Histoire". Désolé, mais ce cycle est complet !