Santa Teresa, 10 mai 1995 Chère Marta, Quelle excitation, toute cette vie nouvelle qui s'offre à moi ! Nous venons à peine d'emménager dans une petite maison située dans une petite rue calme et je n'ai même pas pris le temps d'ouvrir ma valise ni d'accrocher...
Lire la suiteJe m'appelle Monica. Quand je suis morte j'avais 12 ans. Je n'avais jamais imaginé que ma vie serait si courte. Souvent pendant les cours, je m'imaginais mariée à Antonio, avec des enfants... au moins trois. Antonio c'est mon amoureux et mon voisin. On...
Lire la suiteLe truc que ne comprends pas, c’est qu’avec mon père, ma mère, mon frère qui fabriquent des beaux meubles, on vive dans un taudis rempli de ce que mon père récupère dans les poubelles et les décharges. Mes parents et mon frère travaillent à la maquiladora...
Lire la suite
Si Jean-Paul avait continué de vivre, il aurait pu ressembler à ça. Il aurait habité à la frontière suisse. Il aurait couru les bois de sapins du Haut-Doubs, la Forêt de Joux, visité les sapins-présidents, passé et repassé la frontière franco-suisse sans...
Lire la suiteÀ midi, on a encore eu du poisson panné et du riz. Le poisson était mou, la chapelure humide, le riz collant, trop cuit, pas salé. J’aime pas le poisson panné. Heureusement en dessert il y avait du camembert. Très fait, la croûte marron, il puait bien...
Lire la suiteLongtemps je me suis couché de bonne heure. Mais aujourd’hui maman est morte. Pour la première fois depuis, je ne sais plus, oui, combien d’années passées auprès de maman, je ne vais pas me coucher immédiatement après le repas du soir pour ne pas déranger...
Lire la suiteIl y avait de l’herbe jaune qu’un jour je fus étonné de voir verte. Question de saisons. Il y avait des bouts de terrain, des bancaous, qui flottaient au fil des années, montant pour s’aligner sur la terrasse du haut, descendant quelques années plus tard...
Lire la suiteNous roulions à présent depuis une bonne heure et avions laissé dans notre sillage les dernières traces de l’encombrement urbain qui constituait mon seul environnement depuis maintenant trois années, depuis précisément l’époque où, après avoir rencontré...
Lire la suiteSon corps l’a vite encombré. Trop grand pour son époque, il dépasse d’une tête au moins tout son entourage. Il va toujours un peu voûté, comme pour se cacher. Sur les photos, il baisse la tête pour rester dans le cadre. Plutôt lourd et lent, il fait moins...
Lire la suite
Trois semaines que Maurice a quitté les Baumettes. Libéré sans savoir pourquoi, pourquoi maintenant, pourquoi lui, pourquoi pas les camarades arrêtés avec lui en novembre dernier. Il a rejoint l’appartement du Racati, face à la gare où il reprend rapidement...
Lire la suite